Allo Yoadexun, ici Male, …..ok ...ok....j’arrive demain !

 Rando, il va faire beau au pays des trois rivières. Je pars dans le nord, vers Gongshan, puis Bing Zhong Luo, lieu de départ de notre rando. Je ne vos cache pas ma joie de rejoindre ces bus couchettes en direction des montagnes ou la civilité des personnages n’a d’égale que la rusticité de certains. Et redevenu rat des villes, je sens les pieds et la clope du rat des champs en terrasse !

Bon an mal an, après un check point ou, sans passeport, j’ai failli descendre je crois (faire la victime repentante, ils aiment ça les énergumènes controleurs en tout genre), j’arrive a Bing Zhong Luo.

Je descends dans la vallée de la Salween que j’avais parcourue avec damien sur nos pas tibétains.

 

En chemin je croise un des nombreux terrains de basket de cette région, même les petits villages…

 

 Je rejoins liping et jean yves, l’une prenant le soleil qui l eur a cruellement fait defaut, l’autre tentant de finir son « riz frit ». Bilan de leur randonnée sangsues dessous le poncho, et un riz plus tard pour votre humble serviteur, nous alllons à la « visite. ».

Nous sommes en terre anciennement conquise par les missionnaires chrétiens. Et une église est comme par chez nous, au centre du bled. Apres quelques photos et avoir apprécier le mix des écritures chinoise et tibétaines sur fond de têtes barbues a barbe fleuries (une église j’ai dit,pas un rassemblement hippie...c'est dans ce genre de cas que je mesure combien l'idée de religion, de spiritualité institutionnalisée me semble incongrue) nous repartons glaner quelques chemins un peu plus bas.

 



mixxxxx






la preuve


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le nouveau village c'et l'accès à l'électricité,  au bitumage épargnant de  la boue...et à ta maison, c'est la même que la mienne,  vive les lignes droites


La suite est simple, azimuth nord est, zigzag entre vallées principales et adjacentes. ;-P

 
Première journée la vallée sèche de la Salween, longue rando, belle rando alternance d’ombre et de cagnrd. Découverte d’un nouveau fruit, genre litchi plus crémeux, moins goutu.





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Arrivé au col, on vient nous chercher, Liping gère la logistique, et pour se retrouver au village au chaud alors que la nuit tombe, c’est d’autant plus appréciable. Quoique, le spectacle de lumière sur les sommets enneigés se serait laissé apprécié.



L’accueil est simple et chaud, l’atre enfume un peu ce qui ressemble à un chalet genre playmobil dans l’architecture intérieure, avec les artefacts locaux, mais quand meme.

Patates œufs et tomates frites, riz, soupe de légume…aaaahhhhh. Et même un vrai pieu qui pue pas. 




Et un premier cours de massage, des petites notions  de tai chi et chi qong…le chi c’est l’énergie qui circule en toi petit scarabée. « When I point to the moon, don’t look at my finger »…bon on n’est pas en face du maître de kung fu de la muse de tarantino dans kill bill. Au contraire, ici ces notions sont tellement naturelles. Notre allopathie s’est répandue, mais la notion holistique et énergétique de la médecine chinoise pour le moins complémentaire, si ce n’est l’inverse. Bon je ne vais pas faire un cours, j’en suis incapable,mais les notions de yin yang et de circulation d’énergie me sont pus familière désormais. Le taichi est un art martial interne insiste sur le développement d'une force souple et dynamique (c'est beau le tai chi), le qi cong, rééquilibre les énergies intérieures, exercice notamment respiratoire.

Le lendemain, nous paressons au soleil , attendant  les guides  (ce sera ma première fois avec un guide à moi...!) qui trainent, et picolent un pti coup avant de partir.












Ai je précisé qu'ici, c'est le Tibet.










une ptite pipe à la pause, ça ne se refuse pas





rencontre au sommet (sic) rechauffement des mains, mais rhume attrapé, trop tard. Vous noterez le coté, je fume au dessus du feu, histoire de me mettre dans les vapes par privation d'oxygène (?)...


mais non  le temps est bon.



Après un bon repas chaud (heu des nouilles déshydratéees), nous parcourons ce qui sera une route goudronnée d'ici quelques annéees. Amateurs de régions peu urbanisées et connectées...

Les locaux accuillent d'un oeil bienveillant cette simplification de lavie qui arrive, la baisse desprix de transport, la connection à plus, plus loin. Du moins en généal semble t il. ça contraste pas mal avec nos premières réactions de rejet à jean yves et moi.


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ça mousse ?



la je vois une peinture taoiste, pas vous ?



jean yves nous la joue mi ssionnaire mi cousteau ;-P


amis de la poésie bonsoir, la feuille rouge symbolise, dans la poésie chinoise, qu'un amant manque à l'autre (et le iu signifie...je ne sais plus)


DSC-9625-redimensionner.JPGbase camp, sur les terres de paturages, profitant de l'infrastructure des cabanes au canada.






Nous taffons un peu avec jean yves avant de rentrer dans la cabane, et là, un occidental et son amie, surprise.
Il est free lance, fait des reportages sur les anciennes routes de commerce pour national geographic et autres. IL nous a d'ailleures mis sur la piste d'un route des champignons. La mutation radicale de la chine fait que ce genre de savoir se perd. Ce sont donc les occidentaux, en partie, qui favorisent la sauvegarde des pans de culture traditionnelle et qui, dans le même temps, accélèrent, par le tourisme (et non le voyage, toujours cette opposition si nette) et le développement économique, la perte et le changement.

Quoiqu il en soit (non mais ho), la soirée fut gaie, chantée, simple. Magique dira liping lorsqu on se rapprochera des tentes. Les deux compères tibétainsont poussé la chansonette, et l'amie de geff a commencé à danser. J'étais en peine avec mes trois mots de chinois, et geff et son amie parlaient tibétain. ça donne envie. ça demande du temps. maismon chinois s'est amélioré.





retour au chaud après une courte et facile descente, retour aux sources de nos premiers pas tibétain s avec damien : yongzhi ou il s'était fait vite fait recoudre son sac. J'ai eu une impression bizarre, un mélange, une continuité.




Après une bonne bouffe, jean yves et moi repartons pour cartographier la ville, colons que nous sommes.


Le lendemain matin, nous sprintons un brin, surtout moi qui veut arreter ma fontaine de nez, vers la route et le transport pour cizhong, terres de vignes.
Deux ou trois guest house une église entourée de vigne., comme les versants abrupts que notr eregard embrasse...nous sommes accueillis par le professeur Liu.
L'après midi se divise entre recherche de grains encore mur et de sillonage en règle des chemins environnants. Le gardien de l'église (charentaise et béret...) nous passe son doigt sur la pomme d'adam et fait un signe de tete. Ah d'accord, c'est là que les tibétains ont liquidé les missionnaires...
Et alors donc le Professeur Liu, il tient une guest house, dirige le collège, fait du vin, et divertit le voyageur je crois.

Gapé (santé, en gros) est revenu un nombre de fois certains, entrecoupé de morceaux de flute-calebasse, au son que j'ai beaucoup aimé, plus grave que celles de Dali. Un banjo fait notamment d une sorte de petit enjoliveur a tant bien que mal donné de la corde. Les « violons » à deux cordes (faites de multitudes de fils disjoints mais serrés) et enfin, et non des moindres avec le pas de danse sauté qui fait du bien, l’accordéon diatonique rouge pétant…

Pour calmer les esprits pas sur, mais M propose de l’opium à fumer, hop, ça se passe comme ça au pays des pipes à eau d’un mètre de haut…Signalons les plants de chanvre ployant sous leur propre poids qui accueillent l’arrivée aux rustiques toilettes. En terre chrétienne, on sait se divertir (!... ?)


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