C'est un jour particulier que celui où j’ai commencé à écrire cet article, je viens en effet de dépasser la cinquantaine de brochettes en 1 repas. J'aime les chow kow (je vous la fait phonétique, le pinyin, je ne maitrise pas du tout)

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Trèves de fanfaronnades.

J ai donc un petit plaisir a me faire assez régulièrement une orgie plus ou moins décente de , brochettes de bœuf, agneau, porc, courgette patates poisson et tofu, arrosé de bière, on est pas là pour se flageller...Accompagné au début de mon séjour dans ces flâneries gourmandes par Jean Yves et son amie Fong Hua (orthographe plus qu’incertaine), je vole sur le balai d'Harry, un ami qui me veut du bien, ainsi qu'à ma langue, plus shakespearienne que jamais.

En clair, et merci Maud pour les 3 premiers volumes que je m'en vais renvoyer en France d'ici qq temps, je lis dans la langue d'origine les Harry Potter (suis au 5), pour améliorer un peu mon anglais, même si mon tailleur est riche et taille du chanvre.

 undefinedun peu d exhausteur de gout....mmmm c bon les brochettes aux ogm msg et autres acronymes



undefinedici le brouilon relique ecrit a 5000 et qq metres au tibet qui resurgit d une poche de moon sac au Inn

Grosso modo, mes premières semaines se sont passées essentiellement "en bas" a Dali ville, la Dali des touristes, mais absolument pas exclusivement, on n'est pas en Thaïlande (dsl j'ai entendu que c'était un des pays le plus outrageusement touristique, mais pas vu de mes yeux).

 

 Je semble aussi m'être rattrapé de ce qui m'apparait avoir été périodes frugales au cours de treks avec Damien, voir en dehors des treks. Reviens voyager, maintenant que t'es riche. Oui, Damien a eu sa bourse de thèse, repêché qu’ il a été, et a chopé un job, si j'ose dire, il va donc gagner plus qu’il n'en faut pour satisfaire son niveau de vie. Bref, je mange de la crème caramel, du gâteau au chocolat accompagné de glace et de chocolat fondu (le gâteau c'est un fondant tout chaud au fait), voire en cas de place importante dans ma cavité stomacale (sic), un apple pie accompagné de fraiche "custar", de 300 grammes au bas mot...Je pantagruelise.

Je n'ai pas à proprement parlé de réseau social développé ici, mais les discussions avec Jean Yves et LiPing et les quelques voyageurs de passage me satisfont, chacune pour des raisons différentes. Les discussions intellectuelles, n'ayons pas peur des mots, avec Jean Yves, me plaisent d'autant qu'il me semble rare de communiquer sur ce mode. Je ne me lasse pas d'errer seul dans la ville, me permettant quelques associables moments, ou je suis en compagnie mais seul.

J’ai ceci dit récemment rencontré David, croisé à Oulan Bator et Beijing. Dans la rue, j revenais du marché , il bullait a la terrasse d’un restaurant. David se met à voyager. Il emmène sa caméra et filme sur pellicule des tranches de vie, fines, et image par image bien souvent. Une pression, une image impressionnée sur peloche. Ce que j’ai vu est issu d’un film d’une projection qu il a fait dans sa chambre a paris pour son amie chinoise. Bouts de France, baignade pékinoises de Gulou, morceaux de steppes mongoles, et le papier du paysage qui défile par la fenêtre du train…onirique, ça m’a plu, à voir un de ces jours sur grand écran (il lui faudait un monteur m’a-t-il dit). Il est aussi assez arrêté dans ses choix musicaux, plutôt expérimental-noise (c’est bon david, c’est ça ?) genre black dyce excepter animal collective (des potes à lui en partie).

Et me voilà à rencontrer Laurent, chez qui david squatte, qui se ballade depuis…un certain temps sans doute, il était à Dali en 1992 (…). Il enregistre. Il enregistre le son des minorités. Minorités ou groupes ethniques (sos anthropologue sociologue, de l’ethnie bretonne ou non, trouve moi un substantif moins os dans le nez). Et ça claque ! Je vais craquer et acheter toute la collec (25 cd à 3 € le cd). Des chants, des instruments inédits, des ambiances sonores, et cet effet de bulle, de profondeur que peuvent avoir les musiques traditionnelles quand ce ne sont pas des grosses fanfares de villages. Kinkgonglaos at hotmail.com si ça vous intéresse. En europe et aux etats unis cest 5 euros. Il a sorti des trucs sur subliminal frequencies. Max tu aimerais, et d’ailleurs, si tout n’a pas été fait, pourquoi ne pas en faire un pti recueil en éthiopie, ça, ça serait du mamamaaaaxxxxxiiimmum vibes !

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Le basket est mon échappatoire ou la communication se fait du coin de l'œil, du bout des doigts, a la force des quadriceps, aux sourires. Je pense qu'ils sont tous plus jeunes, et que la NBA a un impact plus important dans un pays sans culture de ce sport, mais avec un culte celui de leur grand joueur Yao ming. Les amateurs auront compris, ça gri-grise dans tous les sens, la défense n'est pas la priorité, et on se la raconte un peu, pour certains. Je suis régulièrement invité alors que j'ai choisi le terrain des meilleurs joueurs. Les terrains de la fac offrent une vue sans pareille sur le lac, et à l'heure du coucher, je reste parfois comme interloqué par la beauté saugrenue de certaines harmonies de couleurs : toit de tôle, eau du lac et t-shirt turquoise de l'étudiant au téléphone, coincé dans sa bulle. Pas de bol je me suis sans doute fêler ou casser une cote flottante lors d’un choc, donc basket, ben plus tard. Ça me faisait un bon défouloir, c’est dommage.

 

Me voici les mains dans le cambouis. Je pense rester un peu plus de temps en chine. Je n'ai pas eu le temps de faire tout ce que je voulais, comme apprendre la cuisine et le massage, faire un peu de tai-chi, voir quelques autres coins, découvrir un peu plus la culture, battre un vieux aux échecs chinois dans la rue et apprendre le majong et leur jeux de cartes...aussi après un séjour a Shanghai fin novembre, ville plus qu’en devenir, métropole en passe de jouer un rôle majeur, je pense prolonger mon visa a Hong Kong, et rentrer a Dali via les reliefs karstiques de Yangzhou, formes que j'ai toujours rêvé de voir, et certainement plus appréciables en basse saison.

Le taf occupera certainement une bon en partie du reste du mois de décembre. Puis...Soleil ? ou gérance de la guest house de LiPing pendant qu’elle va se faire du yoga, puis soleil en Asie du sud est...puis taf au Xishuangbanna, région tropicale a mangues géantes bordant le pays de la laobeer.

Et ce projet de fromage me taraude aussi, pourquoi je ne cartonnerai pas en faisant du bon fromage ici ? Et des recettes de lactofermentation variées. Le fromage ici, c’est bien mais pas top comme dit l'expression consacrée. Alors dès que ce bouquin "initiation a la technologie fromagère" m'arrive (les forces obscures  ont fait un rapt du stock restant, j'en suis sur), je m'exercerai. Je pense même, en m'avançant enthousiasmé et irréfléchi que j'aime être, rentrer en France faire 3 stages dans 3 fermes fromagères différentes, sous les conseils du fromager de Pré en Pail, mon MONSIEUR FROMAGE, m Fosset, aux milles fromages, qui m'a ravit plus qu'aucun autre affineur.

Bref, ça continue à bouillonner la dessous. Je ne suis en fait pas pressé de partir en inde, jusqu'a ce que ce soit le cas ! Je n'aurai pas le temps de faire la traversée dont je rêvais en passant, je pense. Et je pense déjà à l'Amérique du sud, la Colombie, le Brésil et le temple du Machu Pichu que ma mère rêve de voir, et que j’espère découvrir avec elle mon frère et ma sœur, si dieu veut. Je lis entres autres la nuit des chamans de Luis Ansa, et la dimension, mystique de ce nouveau monde m'attire entres autres affriolants appâts. En 2010 ?2009 ?

hamdulilah

 

La vie citadine confortable me plait autant que l'ambiance chaleureuse de l’higher land inn ou je prends une retraite chronique, râlant sur l'oie (yoyo, sa compère dada est partie on ne sait ou), le chat (tofu) et le chien (delay) qui prennent un peu trop de place selon moi.

les gens qui montent au inn sont en général chouettes a rencontrer et accessibles. l'espace limité favorise l'échange. les repas communs sont savoureux, Ashu le fumeur taciturne, Ashué la mariée, sa sœur Aroué et Aping sont agréables à vivre...

Que dire du mariage. Ce n’est pas très cérémoniel, la mariée change de tenue, on donne une petite enveloppe rouge avec des sous en guise de cadeau. Et on bouffe. Tout le village bouffe. Et quand on a fini et qu’on se lève, les convives suivant sont déjà prêts.  Je n’ai pas sauté de joie niveau gustatif, il y avait 8 plats sur la table, et à part le poisson la biere et le riz, ouarf, le gras, le gras, le gras…C'était tout de même chouette de voir ça.

Là bas, j’ai rencontré un français qui veut faire des sessions de yoga dans le Yunnan, Jimmy. Dan aussi, l’ancien officier us (je crois) habitant en Irlande, sorte de pere Noël au sens propre comme au sens figuré. Il a amené les filles du Inn chez lui en Irlande a ses frais. C’est aussi le proprio du higherland inn. Il a une barbe blanche de 30 cm de long. « était présente » également Tania, kiné et naturothérapeute, elle est allemande et parle bien français, j’aime bien discuter avec elle. Elle occupe une chambre à la guest house où je réside à Dali.

 

Cette petite vie tranquille est entrecoupée de trek  comme celui dont je reviens, de bing jong luo a Yongzhi, ou Damien et moi sommes passés pour entrer a pied au Tibet.

 

A 10 jours du départ de Shanghai et d’une session de taf intense et après une rando écourtée dans le coin des Tiger Leaping Gorges où j’avais fait un ch ti tour en juin (on reprend sa respiration), me re voilà à Dali, captant les ondes du Wi Fi, la chaleur des éventuelles cheminées, évitant les ambiances trop sonores et cherchant les repas agréables (pour changer un peu). Ce fut assez drôle de re passer par les Tiger Leaping Gorges. Je crois que ce fut un moment clef pour moi en juin ou j’ai découvert la « backpacker way of life » faite de « fais ce que tu veux quand tu veux et profite », et un grand gout à voyager seul, quoiqu’accompagné agréablement par des rencontres. Maintenant j’ai basculé dans un semi nomadisme, et donc semi sédentarisme. Je suis entre 2 guest house, et je trekke régulièrement. Je pense changer de configuration. Car je me profile un séjour prolongé en chine, jusqu’après les jeux olympiques. Mon frère reviendrait en Asie du sud est, et ça me ferait bien plaisir de voyager avec lui. D’ici là, pourquoi ne pas flairer l’effet d’aubaine pré olympique. Je pense aussi à faire un break genre iles au sud de la Thaïlande, à la frontière du Cambodge…ça a le temps d’évoluer tout ça. J’ai envie de tai-shi, de tout un tas de trucs que je n’ai pas trop le temps de faire avec mes journées occupées. Envie de rien faire que jouer lire et flâner aussi. Envie, envies en tout cas.

 

La rencontre de guest house est courte et intense, rythmée des questions que nous nous posons tous : t’étais ou ? C’était bien ? C’était cher ? Tu vas ou ?, en guise de synopsis. Après ça accroche ou pas. Si tu veux rencontrer des gens, c’est facile, quasiment tout le monde le veut aussi. Si tu veux rester seul, c’est sans doute encore plus facile. Echange de mail, éventuellement activité commune…et paf, rare est la pérennité de correspondance. Aussi tout dépend de l’intensité de l’énergie échangée.

La rencontre entre expat peut s’avérée intéressante et/ou intéressée. C’est plus durable, ça donne des idées. Les discussions vont plus loin que « les toilettes sont vraiment dégueux, c’est l’horreur » et « qu’est ce qu’ils crachent partout ». Et on apprend même pas mal au contact de gens (je ne me jette pas du jasmin ni des boutons de rose) ouverts et « connectés », qui se remettent en question souvent du fait de leur expatriation, qui aiment partager l’expérience de l’autre autant que la leur avec l’autre. Ça c’est pour une partie que je rencontre. Une autre partie, et je ne dis pas « l’autre », je découvre, je découpe, je relie…donc d’autres sont plus….un exemple qui m’a fait tiqué : l’indignation face aux papiers jetés partout, aux décharges sauvages dans de magnifiques contrées, on l’a eu avec damien aussi. Mais au bout d’un moment on se rend compte que c’est une histoire de réalité, de conscience du monde, de priorité, de temps disponible pour ceci ou cela, et surtout, il me semble qu’i lfaut mieux ne pas trop ouvrir sa bouche sur la pollution irresponsable des autochtones inéduqés quand on est soi même éduqué et que l’on prend l’avion 3 4 fois par an…c’était une petite french touch que ces critiques, les français critiquentsi bien que je critique moins que d’habitude pour compenser (sic !)…donc d’ « autres » sont plus fades, te remettraient presque en face de cette piquant impression de la répétition sans but et sans passion, sans âme et finalement de cette torpeur que je ressentais quand à cette situation qui n’était pas celle que je souhaitais. Contrairement à maintenant, où, si ce n’est l’aide de mes parents, MERCI, pour les formalités administratives (ouh les excès de vitesse juste avant et pendant mon retour), j’assume, je choisis et je suis. (rrrroooo ! lui hey !)

Bref je « m’expat-ise »…

Et même, je pense rester à Dali plus longtemps. Genre jusqu’après Beijing 2008. Alors j’ai commencé à zieuter pour un appart. Avec terrasse on peut en avoir pour 40 euros par moi en plein centre de la vieille ville. Alors, qui c’est qui vient me voir quand je publie mes photos de barbec avec panoramique montagne et lac ? Mon frère pourrait passer en asie du sud est cet été (saison des pluies de fin juin à fin septembre, avec un gradient d’intensité en début et fin). Mais l’asie est grande. On trouvera bien des coins sans (trop) de pluies.

 Je ne suis pas encore complètement décidé tout de même (l’engagement, ce n’est pas exactement ma drogue préférée).

Je suis à Shanghai depuis quelques heures.

 

Session grande ville (20 et quelques millions d’habitants).

Je pense a faire du fromage.

J’ai envie de réussir.

Je regarde plus loin maintenant.

Je pense même à la fin de ma couverture mutuelle et d’un retour en France à propos (fin 2008). ouhaou!

 

D’ici là, ben essai de me débrouiller avec ce que je sais et ce que je vais apprendre.

500 euros par moi en objectif minimum.

Apprentissage du chinois sérieusement aussi.

Et tout un tas de trucs ou pas.

notamment cuisine, ballade-rando, rencontres, lecture, jeux

zài jiàn

 

 

 

 

en chine on manifeste ...son ardeur a porter des panneaux publicitaires...bientot on reclamera meme de reduire la semaine a 80 heures...qui sait ?

 


 

 

lee wei qui nous accueille dans sa guest house familiale presque en route

 


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