Ca y est, Amiwa est lancée depuis un moment, sur son site http://www.amiwa.fr/.

Amiwa, c'est l'agence de randonnée qu'un ami a monté et pour/par laquelle j'ai bossé et suis reté en Chine. Il s'agit de randonnée à la carte sur le terrain yunnanais principalement. Je compte continuer cette aventure.

 

Je suis impatient de repartir. De France, quelques discussions me manquaient peut être, et des moments à partager, avec tel ou tel. C'est important de partager avec ses proches, c'est important que je sois en accord avec moi même, et donc les yeux rivés sur le moment présent, et sur cet espace yunnanais qu'il me tarde de parcourir à nouveau...

 




Mon dernier post sur ce blog date de janvier et de la visite de Mélodie et de ses ballons.

Depuis...9 mois, 10 ?

Ici novembre, Paris, et un taf dans le bâtiment pour faire la jointure entre un octobre teinté de crise et donc de morne intérim, et un approchant contrat pour implanter un système d'information géographique dans un bureau d études éolien (ce que je faisais avant mon saut vers l'Est). Ou...saison à la montagne...

  J’ai quitte Mélodie à Dali pour Hong Kong ou j’ai vu Pat. Errances à 2. D’la bombe ! Front de mer vers Central, foot, basket, bouffe, marche marche marche…ou pose toi les fesses. J’ai achète mon petit outil de travail-centre multimédia : macbook, 20% moins cher qu’en métropole. Hong Kong est un Mall géant, détaxé.

  Je m'aperçois que je n'ai que peu de photos de février-janvier et mars. C est une période ou j ai travaille d arrache pied. Ou je me suis imprègne d'un Dali froid et vente, souvent humide, moins fréquente. La cheminée du café de Jack et les causeries avec Xiao Long et Mike.

Parfois, dans la montagne, je me sens mieux que bien.


Mon bureau dans la montagne au higherland inn



Photobooth avec Xiao Long


L'étudiant qui vend du pain et des livres, et qui n'en lit aucun, préférant les magasines de voitures....


Comment venir en Asie du sud est et ne pas recontrer de Cassandra ? Authentique,c'est vraiment Cassandra, de nationalité australienne. (ceci est un hommage a Wayne's World !)


M Bao Yu, poisson précieux, peintre d'origine chinoise qui s'exila en Australie assez jeune et connait depuis une activite d'artiste lui permettant de vivre. Il a fait sa petite galerie à Dali.



Une des vues d'un de mes café-bureau, rue du peuple en face du Tibetan café. Hypercentre touristique de Dali.


 Les rencontres plus ou moins éphémères m'ont fait réaliser que les "gens" sont impressionnés ou au moins intéressés par cette entreprise Amiwa. Et aussi, les informations dont je dispose sont précieuses à leurs yeux. Je me trouve cependant a m'isoler pas mal : souvent les mêmes parcours, et les mêmes questions, qui épuisent l'énergie de l'échange parfois avant qu'autre chose se mette en place. Préservation. et tentative de ne pas tomber dans la quasi assure autocongratulation : entre la rando entamée avec Damien et la boite de randonnée a la demande, c'est facile d'étaler la confiture...


Le nouvel an chinois s est passé pour moi au higher land inn, les pieds dans la neige, a sourire d’avoir eu l’idée d’éviter cette fête populaire. Des volutes de fumes, un petit cataclysme sonore de pétards tonitruant pendant 12 heures…j’ai fui ainsi que bill le cartographe australien, et Jan, un anglais sillonnant la Chine a la recherche de modèles de fringues, les faisant copier et les revendant dans des festoches d’été en Europe. Il parle parfaitement mandarin et cantonnais.


  Aurelien et Fanny, flaneurs de Shuang Lang

Des randos aussi. Notamment avec Baptiste le remuant, Michele son pote italien et Nick le cycliste-accompagnateur de randonnée arrivant en vélo d Australie. Le lac était gelé, la vue etait fantastique comme elle peut l’être en temps anticyclonique en hiver, vue sur la Birmanie, sur les sommets du Yulong et Haba, sur la succession de chaines parallèles aux Cangshan, au Mékong et la Salween.

A l’instant je pense : mais je ne connais que si peu de ce coin !! J’ai envie d’y remarcher, de croiser les chemins, de manger par terre, prés du feu, sans trop parler ou au contraire, à découvrir ce village, supposé 4 heures plus tôt, à tenter ce col, à dormir comme une buche, à me détacher du matériel, à compter son temps en “j’ai faim”, “j’ai froid”, “j’ai chaud”, “maintenant : sieste” , la contemplation, les jambes qui suivent plus ou moins la gaieté du pas léger….

En mars y serais-je ?

 Sur la terrasse du cafe de jack, la lumiere matinale rechauffe

Apres le nouvel an chinois ou nous sommes passés de l’année du cochon (animal de l’abondance, que l’on retrouve figure dans le caractère “famille”) à celle du rat. De la souris semblait dire Jan l’anglais styliste-copiste itinérant.


Je repense à un détail. Le regard que peuvent avoir les “expats locaux” sur les “touristes” ou backpackers.

Le touriste, il fait son tour, et je vous avoue…je n’ai pas d’affinité a priori pour enfoncer des ponts levis ouvert si vous me passez l’expression.

Les backpackers sont pour une bonne part entre le touriste et le voyageur “sur la voie” tel que Damien me l’a si justement suggéré un jour de marche. Ils partagent l’autoroute du backpacker (oups les non anglophiles-phones : backpacker = celui qui voyage avec un sac a dos, terme consacre car l’anglais backpacke pas mal, enfin je dis ca je m ‘avance sans vérifier). Et sur cette autoroute, il y a ceux qui s arrêtent carrément sur la bande d arrêt d'urgence pour suivre un ruisseau qui a l’air joli, ceux qui ne repartiront jamais de l’aire de repos, et ceux qui ne s’arrêteront qu’aux “sites remarquables” indiqués par de grosses pancartes. Les optimisateurs, consommateurs…homo microeconomicus quand tu nous tiens…ben lâche nous.

Bref. Cette description (je me rends compte que je pourrais délayer des tartines et des tartines sur un tas de sujets mais bon je fais ca a l’envie, au besoin même)

Re-bref, cette description des “types” de voyageurs les plus communs pour dire que la personne ayant son pied a terre, son logis ou équivalent en Chine, dans le Yunnan, va classer son nouvel interlocuteur. Et c’est normal, c’est la société qui implique un tel fonctionnement.

S’il parle un mandarin courant et ne vous entend qu’en globish (anglais parlé entre étrangers, plein de fautes), vous êtes au mieux un backpacker.

Si vous parlez un peu chinois, vous passez un niveau d’estime. Ils ont fui une société, souvent par dépit, ils vivent dans une autre (jusqu’ ici je suis “compliant” a cette description), et souhaitent “cut the the edge”, couper le sommet littéralement, être les vrais branchés connaisseur, sorte de hype de saltimbanque.

Instinct de domination quand tu nous tiens...ficelé a l’ego.

 


Fin février, un vendredi matin toc toc…un uniforme. Ah…

Bim, je prends mes cliques et mes claques et déménage avant qu’un contrôle ne se fasse dans cette maison partagée avec Ania la belge, son mec Robert (en nouvelle Zélande maintenant), Fabio le romain, (cote est de l’Australie aujourd’hui sans doute), et Rick l’ovni, sans doute américain comme il le prétendait.

Je pensais déjà au voyage-coupure avant l’arrivée de mes potes Maud Delphine et Paul (photos yearbook)…et je me suis installé au Greenlodge, où j ai passé un bon temps de déstructuration de l’espace temps, avec Terrance le tenancier généreux et plein d’énergie et d'ouverture, Paul le cuistot cinquantenaire, mélange de sage et de folie douce…

J'ai teste le bai jiu (alcool de riz a 40 degrés, comptez 1 euro la bouteille de base buvable), je suis sorti, me suis extra verti…avant un départ pour le sud…la Thaïlande, un objectif encore aussi embrumé qu’une ile de Koh Tao que l’on suppose au lever du jour dans les brumes matinales. Vous voyez le genre ? Pensez à un film de pirate.

Kooh tao était dans ma tête et dans mon cœur. Destination Apnée. Je partais en m’ouvrant un maximum les opportunités de voyage, mais 3 semaines un mois c est très court, 2 endroits maximum. Finalement, je serais resté a Koh Tao et à Bangkok en transit pour Songkran le nouvel an bouddhiste (branche tehravada).

Dense.


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