Avant d'arriver a Deqin, au premiers plans de nouveaux chorten ou stupa, dont certains géobiologues parlent de
l'architecture particuliere. Le Kawa Karpo ou Meili Xueshan est derriere, 2 ans auparavant, Damien et moi l'avons contourné sur le chemin de la kora. Deqin est en plein travaux. Ces stupas sont neuves, ça sent bon le point arret bus pour touriste chinois avec des chapeaux en peau de yack a vendre. La route qui descende de Deqin est neuve, les administrations ont de grands batiments flambant neufs. Il y a un meme un stade de football avec des gradins...On verra une fois finie, mais de toute façon, on ne vient pas a deqin pour marcher sur les sentiers battus, donc l'aménagement de route et de service s'avere finalement pratique.

Et sans transition :


Satmukh trait et le fils de dorjé se marre.
Entre la traite du yack, la fabrication du beurre et la chanson traditionnelle qu'il faut chanter pour le reussir, la fabrication de fromage blanc de yaourt et fromage, il a fait bon partager un verre de genepi dans cet alpage juste au dessus de notre village de depart !


L'alpage au matin.


Arrivée au col, remise en état du cairn et des drapeaux.




3 semaines auparavant, cet alpage (3900m) était peuplé, tout les mois, les tibétains menent leurs betes (cochons, poules, chevaux, yacks...) vers un autre alpage, redescendant progressivement vers le village.


Le col du faisan, quasi 4000 metres, un havre de paix, "very scenic" !






Point de mire : le village ou l'on glanera un gite, ce qui se fait toujours sans souci et meme plutot dans une joie de la rencontre.


Arrivée au village chrétien.


Nous sommes hébergés par un couple de personnes agées (83 et 75 ans) qui font fi de la querelle ancienne entre le village d'ou viennent nos guides-porteurs et nous accueille. Scene qui me restera en memoire : nos 3 accompagnateurs en rang d'oignons par terre dans leur sac de couchage a regarder la TV. Avec nos hotes ils font quelques commentaires. J'ai l impression d'assister a une soirée pyjamas. Aucun d'entre eux ne comprend vraiment ce qui se dit et le monde qu'on eur présente. D'un coté moins réjouissant, je pense au viol de l'imaginaire d'Aminata Traoré, qui narre comment les esprits sont confisqués par le colon et son systeme de communication - propagande.


Vue de la maison.


La descente vers Bingzhongluo est rapide, les nuages lechent les flanc de la vallée de la Salween...



Chemin au dessus de la Salween quelques kilometres avant Bingzhongluo





Galerie de Portrait - Intermede































Premiere fois que cette tibétaine de 24 ans parlait a des étrangers. La présence d'une femme guide donne une tonalité tres agréable en randonnée.



Vue sur le village quitté la veille.

Eglise au dessus de Dimaluo

La vue est tres chouette, nous recoltons quelques légumes verts dans ce champ d'alpage.



Songe sur la crete

Tout au fond, on devine une vallée perpendiculaire a celle-ci, c'est celle du mékong.



Oh la belle carte postale. 2 heures avant, on était a 4300m la haut...

Dernier réveil dans un alpage, la journée s'annonce bien.


Retour sur la vallée du Mékong

Arrivée a Ci Zhong

Symbolique syncrétique




Etape du retour, sur la route de Weixi, l'église de Xiao Weixi, son vin madérisé, sa petite salle d'expo ou l'on a pu voir les 2-3 photos d'époque


French Touch dans la brousse yunnanaise : les envoyés des Missions Etrangeres de Paris.

Voila, c'est un petit florilege d'une dizaine de jours vers le Nord du Yunnan, sur les territoires tibétains visités par les français au 19eme et 20eme siecle.

:-)
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